Que sommes-nous devenus !

 

Attention ! Prends des précautions. As-tu une bonne assurance ? As-tu mis ton casque ? Si ça ne vas pas, n’hésites pas à porter plainte… As-tu une bonne alarme ? As-tu bien fermé le verrou et as-tu une caméra de surveillance ?… Combien de questions de ce genre sont-elles posées par jour dans la civilisation dite moderne ?
Notre monde est devenu très peureux. La justice, les médias et assurances y sont pour beaucoup. A force de montrer tout ce qui va mal, l’homme a affaibli ses défenses naturelles. Les peurs de la blessure, de l’agression, de la maladie ou de la mort ont pris des proportions gigantesques.
Et combien de personnes vont aux urgences au moindre bobo… sans se rendre compte qu’ils prennent la place de personnes ayant réellement besoin de ces soins urgents. Combien ne sortent pas dehors parce qu’il bruine un peu ou attrapent froid au moindre petit courant d’air. D’ailleurs, dans les hôpitaux modernes, il n’y a plus de fenêtres à ouvrir pour faire entrer les rayons du soleil… et les maladies pullulent dans l’air recyclé.
Il y a ainsi énormément d’aberrations partout.
En oubliant qui nous sommes réellement et l’immense force qui est en nous, nous avons donné trop souvent, notre pouvoir aux autres. Pouvoir de nous assurer, de nous guérir, de nous surveiller, de nous assister…
En moins de 50 ans, la déresponsabilisation humaine est devenue gigantesque. ‘Ce n’est pas de ma faute… c’est le système’ ! Qu’est-ce que ça fait du bien de reporter notre responsabilité sur les autres… ainsi, c’est aux autres de changer et nous pouvons rester tranquillement à ne rien faire et à critiquer ce qui nous déplait.
Heureusement, de plus en plus de personnes prennent conscience du virage à 180° à faire pour revenir aux vraies valeurs et à l’expression de notre force divine.
Voici quelques exemples, de ce que vivaient  les personnes nées dans les années 45/65 :
Premièrement, nous avons survécu à l’accouchement par des mères qui fumaient et/ou buvaient pendant qu’elles étaient enceintes.
Elles prenaient des aspirines, mangeaient de la vinaigrette, des desserts et n’étaient pas testées pour le diabète ou le cholestérol.
Après ce traumatisme, on s’endormait n’importe où, ou on nous couchait sur le ventre dans des lits à paillasse dans des chambres peintes au plomb.
Nous n’avions pas de serrures aux portes.
Lorsque l’on faisait de la bicyclette, on avait des casquettes, mais pas de casques de protection.
Bébés et enfants, on nous emmenait dans de vieilles guimbardes sans chauffage, sans ceintures ni sièges pour bébés, ni air-bag.
Être dans la benne arrière d’une camionnette par une belle journée ensoleillée était toujours quelque chose d’extraordinaire. Nous buvions l’eau directement de la fontaine et depuis les Romains dans les maisons les tuyaux étaient en plomb.
Nous mangions des gâteaux secs, du pain rassi, du vrai beurre, du saindoux du lard. Nous buvions du chocolat avec du vrai sucre. Et nous n’étions pas obèses POURQUOI ? Parce que nous étions toujours en train de bouger, de jouer dehors…
Nous sortions de la maison le matin pour jouer toute la journée au grand air, à condition d’être revenus quand les lampadaires s’allumaient.
Nous prenions des heures à construire nos planches à roulettes avec lesquelles nous descendions les côtes, sans freins. Après avoir foncé dans les buissons une paire de fois, nous avons appris à gérer les problèmes. Nous n’avions pas de Playstation, Nintendo, X-box, iPod. Il n’y avait pas de jeux vidéos, pas 150 canaux au câble,pas de films vidéos ou DVDs, pas de son stéréo ou de CDs, pas de portable, pas d’ordinateur et pas d’Internet.
NOUS AVIONS DES AMIS et nous sortions dehors pour les retrouver !
Nous tombions des arbres, en faisant le parachute, on se coupait, se cassait des os, des dents et il n’y avait pas de poursuites judiciaires pour cela.
On nous offrait des fusils à plomb pour notre anniversaire,faisions des jeux avec des bâtons et des balles, des lance-pierres, des épées, des arcs et flèches, des fléchettes, nous faisions et jouions avec des radeaux de fortune sur les rivières, nous faisions des pistes de glissades sur les inondations des prairies gelées en hiver, nous allions à l’école en culottes courtes par tous les temps, nous sautions et plongions des souches d’arbres des rivières non fréquentées,nous bricolions avec toutes sortes d’outils réputés dangereux des ateliers de nos parents, nous jouions avec des pétards à mèches, nous fumions des P4 à l’unité, nous sucions toute la journée des batons de coco, aux heures les plus chaudes les lessiveuses étaient nos plus belles piscines.
Nous descendions à toutes allures les côtes en herbes des vergers sur des plaques de linoléum ou balatum d’asphalte en guise de luge. Les soirées exceptionnelles de grandes chutes de neige, nous avions la permission de jouer à la lueur des réverbères dans les rues enneigées, glissades et traineaux en bois fabriqués le jour même avec de vieilles planchettes et des cerclages métalliques d’emballages sous les patins occupaient notre temps et gelaient nos mains violettes sans gants et même si on nous disait que tout pouvait arriver, nous sommes pour la plus part toujours là.
Nous roulions sur nos vélos sans frein et sans éclairage nous marchions jusqu’à la maison d’un copain de classe ou de quartier et frappions à sa porte, nous entrions simplement, nous étions très bien accueillis.
L’idée que nos parents auraient un jour à nous faire sortir de prison était impensable, ils étaient AVEC la loi. L’idée que nos parents puissent être contre l’avis de l’instituteur, du professeur, du policier, du gendarme, du Maire, du curé, qu’ils puissent en venir aux mains ou aux insultes étaient inimaginable.
Ces générations ont produit quelques-uns des meilleurs preneurs de risques, têtes pensantes et inventeurs de tous les temps, chefs d’entreprises, souvent autodidactes au bon sens débordant.
Ces 50 années ont été une explosion d’innovations et nouvelles idées. Nous avions la liberté et la peur de l’échec, le succès et les responsabilités qui vont avec, mais nous avons appris comment gérer tout cela.
Si vous êtes un de ceux-là, si vous vous reconnaissez…
FÉLICITATIONS!
Peut-être que vous voulez partager ceci avec d’autres qui ont eu la chance de grandir, avant que les avocats ne viennent tout règlementer, avant que les » médias » ne prennent tant de plaisir à faire trembler les chaumières de leurs scoops dramatiques, sans certitudes… juste pour le fun et le fric.
Comme la vie était belle, limpide, parfois rude mais combien nous étions heureux !
Photo Ger Spendel – Merci.
Vous pouvez partager en toute liberté en citant la source lejardindejoeliah.com
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