L’art du bonheur selon le Dalaï Lama

C’est l’état d’esprit, plus que les événements extérieurs, qui détermine le bonheur.

Le succès sera un source toute provisoire d’allègresse

La tragédie nous plongera dans une phase de dépression

Mais tôt ou tard, dans l’ensemble, notre état psychologique se stabilisera.

Les psychologues appellent cela le processus d’adaptation, On le voit à l’œuvre tous les jours

Une augmentation de salaire, une nouvelle voiture, la reconnaissance des autres nous mettent d’excellente humeur pendant un certain temps, et puis nous retrouvons notre niveau de bien-être habituel.

Pareillement, une dispute avec un ami, une voiture à porter chez le garagiste, ou une blessure bénigne, et c’est l’accès de mauvaise humeur

Puis, en l’espace de quelques jours, le moral rebondit

Cette tendance ne se limite pas aux menus événements du quotidien. Elle persiste dans des situations plus extrêmes, pour le pire comme pour le meilleur.

Ainsi, des chercheurs, en étudiant le comportement d’un échantillon de gagnants à la loterie, ont découvert qu’une fois l’exaltation retombée ceux-ci retrouvaient leur état normal.

D’autres études ont démontré que même les individus vivant des événements catastrophiques comme les graves maladies, handicaps et autres evenements graves recouvrent, après une nécessaire période d’ajustement, leur niveau de bien-être habituel ou voisin de la normal

Si, quelles que soient les circonstances extérieures, nous retrouvons un bien-être ordinaire, qu’est-ce qui le détermine ?

Et, plus important, peut-on l’infléchir, l’améliorer

Une récente étude consacrée aux jumeaux a montré que le bien-être ou le bonheur d’un individu serait, dans une certaine mesure, génétiquement déterminé.

Il semble que les jumeaux partageant la même structure génétique, élevés ensemble ou séparément, disposent d’un capital de bien-être similaire.

Cette découverte a amené les chercheurs à postuler l’existence d’un seuil réglé biologiquement, « inscrit » dans le cerveau dès la naissance

Toutefois, même si la structure génétique détermine le bonheur

— on s’interroge encore sur l’ampleur de ce rôle —

Les psychologues s’accordent généralement pour estimer que, quel que soit le capital alloué par la nature

nous pouvons travailler sur le « facteur mental » pour le faire fructifier.

C’est pourquoi notre bonheur quotidien dépend largement de notre attitude.

En fait, la sensation d’être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l’absolu

Mais de notre perception de la situation, de notre capacité à nous satisfaire de ce que nous avons.

L’Art Du Bonheur — Extrait des entretiens (1982) entre le Dalaï-Lama et Howard Cutler — Psychiatre et neurologue –

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